Foccacia di Stefano (recette inside)

Dans la campagne des environs de Bologne (Italia) vivent, cultivent et créent Stefano et Paola du Teatro delle Ariette. Comédiens et paysans ils mêlent leurs passions en mettant en scène la terre et en faisant pousser des spectacles où leur amour, l’agriculture et la cuisine sont très présents. Parfois ils abandonnent leur champ de blé, leurs animaux et le théâtre qu’ils ont construit dans leur propriété pour partir en tournée. Ils partent avec Maurizio, ami fidèle et comédien de la troupe ainsi qu’une ribambelle de produits de leur terroir : farine, charcuterie, huile d’olive,… De quoi survivre en milieu urbain.

Photo Sud-Ouest - Laurue Bosdecher
Photo Sud-Ouest – Laure Bosdecher
En ce mois d’octobre ils étaient accueillis par le Carré Colonnes dans le cadre du Festival International des arts de Bordeaux Métropole. L’occasion pour le public bordelais de découvrir leur nouvelle création, Tout ce que je sais du blé, dans la si jolie Vacherie (ferme urbaine et culturelle) de Blanquefort, située juste à côté du Parc de Majolan (qui n’est pas vilain non plus).

Paola, Stefano et Maurizio ont profité de leur passage pour proposer aux spectateurs un atelier de cuisine et théâtre pendant le week-end du 15 octobre. Il s’agissait d’apprendre à faire la foccacia (pain – délicieux – italien) tout en profitant des moments de pause de la pâte pour se livrer à de petits exercices ou expériences.

Voici donc la recette livrée en ce joli samedi matin à la dizaine de participants que nous étions. Pour les activités pendant les temps de pause, n’ayant pas les artistes sous la main, il vous faudra improviser ou suivre mes suggestions.

RICETTA DEL FOCCACIA DI STEFANO

1 kilo de farine
1 cube de levure de boulanger
400g d’eau tiède
1 cuillère de sel

Placer la farine dans un large et bol et creuser un puits pour y émietter la levure de boulanger (tout le cube).
Ajouter 400g d’eau tiède et mélanger avec une fourchette ou une cuillère en partant du centre du bol (pour Stefano, on est plus sur la version fourchette). Le but est de délayer la farine, pas de mélanger la totalité de la préparation.
Ajouter le sel sur le bord, en évitant qu’il soit en contact avec la levure (ça la « tuerait » sinon…)
On peut alors intégrer 175g d’eau tiède et 50g d’huile d’olive. Il faut mélanger par l’extérieur cette fois, toujours à la fourchette.
C’est le moment de libérer la pâte sur un plan de travail légèrement fariné pour la phase de pétrissage. Attention, c’est technique : on roule la pâte pour l’étaler avec la paume de la main puis on rabat au centre la pointe de la pâte. Et on recommence.

[prima pausa]
On place gentiment la boule de pâte façonnée sur le plan de travail, on la recouvre d’un torchon et d’une feuille plastique (bout de nappe, sac plastique découpé, heu…bâche). On laisse pauser 20 minutes, le temps d’écouter Felicita d’Al Bano et Romina Power et le début de cette sublime playlist Italia.

Reprise du travail. On étale la pâte sans l’écraser en rectangle, il faut ensuite la plier en 4 et la replier sur elle même pour former une boule.

[secondo pausa]
Rebelote : boule, torchon, feuille plastique, 20 minutes. A peine le temps d’écouter la moitié de cette playlist Pavarotti.

On rereprend le boulot avec la boule de pâte que l’on coupe en 2.
Ensuite, il s’agit d’écraser légèrement la préparation du bout des doigts pour la laisser ensuite pauser quelques instants. On peut, par exemple, mettre à profit ce mini break pour allumer le four à 240° degrés.
Passage technique again : il faut retourner plusieurs fois la pâte sur elle-même pour l’étaler (façon pizzaïolo…). En tapotant et en écrasant délicatement le pâton, on façonne la foccacia pour commencer à lieu donner une forme rectangulaire. Il faut ensuite la placer dans une plaque de même forme huilée.
Avec les doigts, on forme des petites bosses régulières sur la surface. Il faut enfin asperger la pâte d’eau, la masser généreusement avec de l’huile, la parsemer de gros sel et (éventuellement) de romarin, de tomate, d’oignon, de fromage, de trucs bons quoi…

[estrema pausa]
Il faut laisser la préparation encore 1h (un peu moins si on est pressé). On peut laisser tomber les playlists et attaquer la version bilingue de Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello chez Hachette.

ET POUR FINIR : au four 20 Minutes à 240 degrés !

C’est bon tiède… A déguster avec du fromage ou comme une pizza si elle est garnie. Salade, verre de vin (prosecco ?) et… la vita è una felicità senza fine.

 

Publicités

Une réflexion au sujet de « Foccacia di Stefano (recette inside) »

  1. Merveilleuse présentation tant dans le texte que dans les photos, ton article « sent bon », c’est ça le mélange des « cultures » en Italie ? Je serais bien heureuse de le connaître déjà rue Pierre Loti! Demain Juju vient manger et mercredi Annie-Francis arrivent. Nanée comprend merveilleusement avec le nouveau téléphone, il faut lui parler très normalement et cela nous la rend toute douce!….

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s